La médiation

Introduction:

Cette seconde année, passée à la Présidence de la Commission Fédérale de Médiation coïncide avec un besoin collectivement ressenti  de faire le point actuel sur certaines pratiques de règlement alternatif des conflits, à travers les regards croisés de magistrats, de sociologues, d’assistants sociaux, de politologues, d’agrégés de droit… (ceci, avec la volonté de ne pas isoler les espaces de règlement, qu’ils relèvent ou non du monde judiciaire). Les contributeurs à cette recherche ont donc été sollicités comme de praticiens des sciences humaines  amenés à réfléchir sur un monde en profonde mutation, globalisé entend-on souvent, mais qui serait aussi marqué  par les individualismes et la fragmentation des chemins.  Ces attitudes sont susceptibles de repli sur soi en raison d’une difficile mise en relation d’individus tout autant sûrs de leurs droits que de leurs fragilités (fussent-elles non avouées) dans une vie collective qui aurait perdu ses repères classiques et qui resterait aussi à réinventer. Les conflits existent à tous les niveaux de la société, que cela soit à l’école, dans les quartiers, en entreprise, dans les relations commerciales et puis,  ils trouvent leur expression paroxystique au seuil des prétoires, là où l’espoir que la décision d’un sage puisse enfin rencontrer la certitude malmenée d’avoir raison s’étiolerait, une dernière fois. Aussi la justice peut-elle revêtir tout autant la symbolique du droit consacré que celle de la méfiance. Plus tôt nous apprendrons à gérer nos vies, plus tôt, nous pourrons éviter cet échec qui est celui d’une sentence, même celle qui donne raison, car elle ne vient pas du moi profond.  A l’heure où les réseaux sociaux tissent nos vies, jamais,

S'inscrire à notre Newsletter

 

Rejoignez notre liste de diffusion pour recevoir nos dernières nouvelles!

Votre inscription s'est effectuée avec succès.